Carnet de route
Ordesa dans le Lot
Le 01/05/2026 par Viviane
Ce 1er mai, les Pyrénées espagnoles veulent se faire entendre à grands coups de tonnerre et d'averses fracassantes. Le beau canyon d'Ordesa ne verra pas de Vertigiens ce week-end. Mais abandonner ne fait pas partie des options de Vertige. N'y a-t-il pas un petit coin de France où le soleil brillera les prochains jours ? Mais si ! C'est le Lot !
On se réorganise à toute vitesse, et le rendez-vous est donnée jeudi soir au camping de Cajarc. Alain a déjà repéré les lieux et nous attend dans son fourgon. Une grande tente tout confort accueille André, Antoine, Dimitri, Quentin et Viviane, et on case Brice dans la petite tente.
Une fois bien installés et rassasiés, il est temps de faire un programme pour les trois jours à venir. A quelques kilomètres, il y a la via ferrata du Liauzu. Adjugé pour demain !
Réveil avec le chant des oiseaux le vendredi. Tout le monde est rapidement prêt à partir. En attendant l'ouverture du loueur de matériel, on décide que la via sera finalement pour l'après-midi. On profite du matin pour visiter Saint-Cirq-Lapopie hors de la cohue. La petite balade pour rejoindre le village nous fait passer sur un chemin creusé dans la roche au bord de la rivière du Lot. Ça ne ressemblerait pas un peu au chemin de la mâture ? Il y a même des spits pour grimper ! Après une bonne centaine de mètres de dénivelé et un petit tour dans les ruelles, on profite d'un rafraichissement en terrasse. On se remet en route pour redescendre, et c'est déjà l'heure du pique-nique.
Pas le temps pour une sieste, la via ferrata au-dessus du Célé nous attend. Un petit chemin nous mène en haut de la falaise, et rapidement on touche les premiers barreaux. Antoine en tête mène la troupe dans la traversée. Certains s'amusent à n'utiliser que le rocher, mais quand vient la descente, la ferraille devient indispensable. Une passerelle plus tard, le défi est lancé de s'assoir sur la planche, les pieds dans le vide. On chemine sur le caillou criblé de grottes, et on arrive au pont népalais, qui demande une dernière attention avant d'atteindre la sortie.
De retour au parking, l'appel du chausson se fait sentir, il est encore temps pour quelques voies d'escalade. C'est parti... ou pas. La voiture de Dimitri ne démarre plus. Après moult essais, la batterie fatiguée accepte enfin un petit remontant. Trop tard pour la grimpe, c'est direction le camping. Un apéro autour du topo d'escalade nous convainc de passer la journée du samedi à Marcilhac. On en profite pour réviser la manip de réchappe, au cas où...
Le lendemain, garés au bord de la rivière, on croise des plongeurs lourdement équipés. Ils nous apprennent que le Ressel est une grotte sous-marine très connue dans le milieu. De la plongée-spéléo, Quentin est aux anges ! On va quand même rester sur l'escalade pour aujourd'hui, c'est plus sage.
Après quelques difficultés à trouver l'accès, nous voilà au pied de la falaise. 7a, 6b, 6c+, 6c, ... ils sont où les 5 ?! Rudes cotations dans le Lot ! On finit par trouver trois petites voies pour se chauffer. On se motive pour la dalle en 6a, mais le dévers de la 6b aura raison de nous. Heureux d'avoir pu tâter le caillou, on cherche la prochaine activité.
Décision est prise de descendre en rappel dans le gouffre de l'Oule, sauf pour André, qui n'est pas attiré par les profondeurs et préfère bouquiner. Arrivé au bord du gouffre, on repère les points pour installer la corde, mais comment les atteindre ? Brice s'étire de tout son long, mais les spits restent inaccessibles. Peut-être en faisant un rappel sur cet arbre tout là-haut ? Et non, la corde est trop courte. On renonce et on se console avec un bon barbecue.
Dimanche, dernier réveil à Cajarc. On randonne vers le point de vue au-dessus du village. On profite du paysage, puis des tours et détours au milieu d'arbres mousseux, d'orchis et d'églantiers en fleurs nous font visiter quelques cazelles en plus ou moins grande forme. Alain a enfin droit à une petite sieste. On croise encore quelques cétoines, des gros lézards verts en bord de chemin, puis des larves de salamandres dans la grotte de Lacaunhe, et l'aventure touche à sa fin. On sort une dernière fois les pinces pour démarrer la voiture, et nous voilà sur la route du retour.
Ce week-end aux multiples rebondissements nous aura ravis. Toutes ces activités inattendues, toute l'improvisation très bien organisée, c'est l'adaptabilité de Vertige ! Merci Antoine !





