Carnet de route
Sortie raquette d'Arguibelle
Sortie : Initiation Raquettes à neige du 17/01/2025
Le 17/01/2026 par Malbranque Titouan
Après une nuit au Chalet d' Etsaut en vallée d’Aspe. Les vertigiens se réveillent bien trop, avant même le levé du soleil. Après un petit-déjeuner indispensable, les randonneurs s’équipent, DVA, sondes, pelles, crampons. Les débutants apprennent à utiliser le matériel, puis l’équipe monte dans les voitures et se dirige vers le col de Soulor.
En sortant de la voiture, la montagne nous accueille avec de nombreux flocons de neige qui ne nous quitteront pas de la journée. Après avoir chaussé les raquettes et pris une photo collective, les vertigiens commencent leur ascension. Sur le chemin, quelques militaires espagnols affrontent le blizzard en remontant vers la frontière. Peut-être se prépare-t-il pour la guerre au Groenland, qui sait !
Après plusieurs heures de marche, le groupe s’oriente vers le lac d'Estaens, en Espagne. La montagne les accueille avec une visibilité… disons misérable ; le lac jouant à cache-cache sous son épais manteau de neige.
Mais la marche, ça creuse. Le groupe décide alors de s'arrêter pour déguster leur repas, préparé la veille.
Pendant ce temps, les vêtements et sacs que nous portons laissent petit à petit l’eau glacée s’infiltrer, le long de nos carcasses frigorifiées. S'ensuit alors une descente à l’aveugle pour regagner notre foyer. La neige tombe de plus belle, on ne distingue plus le sol du ciel et chacun de nos mouvements est hasardeux. Soudain, Célia perd ses raquettes ! Après un temps nous semblant interminable, nous apercevons enfin la forêt. Fidèle à lui-même, Quentin ne peut résister plus longtemps à la tentation. Après une rapide discussion avec son subconscient, il s'élance contre un arbre, attend que quelqu’un passe sous son feuillage et le secoue comme un tigre. Célia est définitivement trempée. Moral de l’histoire, le groupe des Pitchounes, d’une moyenne d'âge de 25 ans, (ne nous jugez pas) est intenable. Avant de rejoindre la voiture, Brice décide tant bien que mal de nous faire une démonstration de luge sur manteaux. Un échec cuisant.
Retour à la cabane !! Nous sommes tous vivants, et trempés. Une organisation se met en place afin de faire sécher nos vêtements et préparer le repas. Un festin durant lequel les cuistots ont géré la cuisson de la viande à la perfection, tout en se brûlant toutes les 30 secondes.
Pour digérer dans de bonnes conditions, une session jeux de sociétés commence à prendre forme. C’est alors que surgit de nulle part, UNE CARPE, MAIS COMME ÇA !!!!
Pris de panique, nous nous réfugions à l'étage et décidons de faire une séance de yoga, chaotique, afin de calmer les esprits. À défaut de détendre le corps, on réussit une relaxation par le fou rire lorsqu’on tente d’éprouver la souplesse de chacun en enchaînant les différentes positions.
On se dit bonne nuit, les dernières braises vont continuer de faire sécher nos affaires suspendues un peu partout dans la salle à manger.
Dimanche, on range le gîte, vide le frigo et remplit les voitures. Il fait grand bleu, cette fois-ci direction la station espagnole Candanchú, une petite randonnée-raquette dans un bon mètre de poudreuses. La neige fait plier les arbres, leur donnant un aspect féerique. Bien évidemment les pitchounes continuent de les secouer pour faire tomber la neige sur le reste du groupe, dès qu’ils en ont l'occasion. Lorsque le groupe cesse de discuter, ce qui est assez rare, d’autres sons accompagnent notre traversée. Le “tik” percutant d’un pic se fait entendre. Impossible de percevoir un si petit animal au travers de ce paysage enneigé. Soudain, un sanglier s’enfuit, surpris par le son de nos voix. Les plus chanceux réussiront à l'apercevoir. Quelques minutes plus tard, un des pitchounes remarque une toute petite silhouette en mouvement, le long d’un tronc d'arbre. En se rapprochant discrètement, la petite forme devient de plus en plus perceptible. C’est un Pic épeiche, une espèce normalement compliquée à trouver puisqu’il n’y a qu’environ 250 couples dans les Pyrénées.
Les vertigiens arrivent sans encombre jusqu'à la station, après avoir contemplé de sublimes paysages. Ils doivent à présent faire face à un trafic assez dense lors de la traversée de multiple couleur de ski de fond. De retour au calme dans la forêt, ils n’ont plus qu'à se laisser glisser dans la poudreuse pour regagner les voitures, sans manquer de dessiner des dinosaures dans la neige, bien évidemment.
C’est ainsi que se termine l'aventure des vertiges et des pitchounes, en raquettes dans la vallée d’Aspe.





